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Le Chateau de sauvé

Les TITONs

A son origine ce n'était qu'une simple métairie acquise en 1713 par Jean Jacques TITON, chevalier, " Seigneur du Plessis et autres lieux, conseiller du Roi en ses Conseils, maître ordinaire à la Chambre des Comptes à Paris ". Il acquiert la même année, la métairie du Mesnil Le Bretonneux, la métairie de La bière et la maison des Farganats.

La propriété se transmet au sein de la famille et s'agrandit

En 1752, Daniel Jacques TITON décide la construction d'un corps de logis plus important qui deviendra " le château de Sauvée ".

Cette date est authentifiée par une inscription figurant sur une pierre scellée dans un mur des communs (probablement scellée à cet endroit après la démolition du bâtiment principal). Cette inscription est rédigée en latin, dont voici la traduction:

" Daniel Auguste TITON, Chevallier Conseiller du Roi au Conseil Suprême du Sénat de Paris, pose la première pierre de cette maison le 20 septembre 1752, avant la dissolution de ce Sénat qui eut lieu au mois de mai 1753. Il fut rappelé le 1er septembre 1754 "

On ne sait pourquoi le prénom de Daniel Auguste s'est substitué à celui de Daniel Jacques

 
François MAUDUISON

Le 15 mars 1788, Jean-Baptiste Maximilien Pierre TITON, neveu du précédent, vend la totalité de ses biens, dont le château de Sauvée, à François MAUDUISON, prêtre de son état, pour la somme de 98 765 francs dont 50 259 francs payés comptant le 17 avril 1788, le solde en deux quittances payables au 3 février 1789 et 28 janvier 1792.

François MAUDUISON est né à Orléans à Saint-Donatien le 18 août 1752, dans une famille qui comptait plusieurs prêtres. Son oncle François MAUDUISON né en 1721 et ordonné prêtre en 1746 fut vicaire à Châteauneuf-sur-Loire et curé à Dampierre en 1761. Il eut un cousin Jacques François MAUDUISON également prêtre.

Notre François MAUDUISON ordonné prêtre en 1776, dû prêter serment à la Constitution civile du clergé, puisqu'il fut nommé officier d'état civil le 2 février 1793.

Retiré à Sauvée, il obtint de Monseigneur Bernier le droit de dire la messe dans sa chapelle privée. En contrepartie il assurait un service gratuit dans les cures voisines et fut agréé pour desservir Bouzy en 1806. Il en demanda la décharge en 1809.

Pour la suite du récit, il nous est nécessaire de rentrer dans la vie privée de ce dernier, en publiant un " Extrait du Registre des Actes de Naissance de l'an VII " de la Ville de Paris

" Du dix neuf Germinal an Sept de la République française

  Acte de naissance de Louise Victoire Flore (fille) née hier à dix heures du soir, rue du faubourg Saint Honoré n° 28, division de l'hôpital moderne

Fille de François Mauduison, cultivateur, ( ? )domicilié à Orléans rue Marché neuf, département du Loiret,

et de Marie Louise Céllerin, fille de confiance du susnommé demeurant ordinairement à la commune de Bouzy canton de Vitry-aux-Loges même département âgée de quarante trois ans native de Saint-Benoit sur Loire département du Loiret... "

Suit les noms des deux témoins et du signataire de l'acte.

Le 19 germinal an VII correspond au 8 avril 1798

Marie Louise Cellerin est décédée à Saint-Benoit le 12 novembre 1843 à l'âge de 88 ans.

Le 12 octobre 1823, François Mauduison fait donation à sa fille naturelle de l'ensemble de ses biens par acte notarié chez maître Berthier, notaire à La Ferté Saint-Aubin.

En 1825 Louise Victoire Flore épouse Auguste VENARD, notaire royal à la Ferté Saint-Aubin, ancien officier de marine, décédé à Sauvée le 19 novembre 1839 à l'âge de 49 ans.

François Mauduison meurt à sauvée le 28 octobre 1832 à l'âge de 81 ans.

Ces deux décès figurent dans les archives d'état-civil à la mairie de Bouzy.

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